La Trufficulture

LES PLANTS « TRUFFIERS » ROBIN

Les plants « truffiers »  Robin sont des Plants de qualité supérieure

  • produits en pépinière suivant des techniques avancées dans le cadre de la norme ISO 9001 et sous licence INRA.
  • contrôlés et certifiés par l’Institut National de Recherche Agronomique de Clermont-Ferrand.

Après validation suite au contrôle de l’INRA, les plants truffiers Robin sont étiquetés individuellement, contrôlés, numérotés et millésimés.

Le sérieux de ce contrôle nous permet de livrer nos clients en leur garantissant :

  • Un niveau de mycorhization élevé
  • Une mycorhization garantie, soit avec Tuber melanosporum (truffe du Périgord) soit avec Tuber uncinatum (truffe de Bourgogne)
  • Une pureté de la mycorhization : aucun contaminant sur le système racinaire, qui pourrait être concurrent ou gêner le développement de Tuber melanosporum ou de Tuber uncinatum

Les plants truffiers Robin répondent ainsi parfaitement aux attentes d’une trufficulture moderne et nous pouvons vous assurer que vous possédez tous les atouts pour que votre truffière soit un succès.

Introduction

Au début du siècle dernier, la production française de Truffes provenait exclusivement de truffières naturelles.

Cette production a chuté de façon vertigineuse depuis 1905, elle est passée de plus de 1000 tonnes de moyenne annuelle récoltée et vendue entre 1900 et 1915 à 35 tonnes la saison 2002 /2003 (source Fédération Française des Trufficulteurs ).

Les deux guerres mondiales et l’exode rural des années 50, sont la cause de l’effondrement de cette production.

Les truffières naturelles n’étant plus entretenues, se sont fermées et la production de truffes s’est arrêtée.

Pour cause de sécheresse, la récolte 2003/2004 a été encore plus faible.

De même, les saisons 2004/2005 et 2005/2006 ont été mauvaises suite à des conditions météorologiques difficiles.

Exigences géographiques :

Le Climat

- Il faut une alternance suffisante mais non excessive des saisons, où pluviomètrie, température, insolation, ont une bonne répartition.

La topographie

La truffe se plaît sur les plateaux et les pentes douces.

Eviter les bas-fonds, combes, dolines qui sont très souvent sujets à des gels de printemps et à d’importantes accumulations d’eau provenant des ruissellements.
Ces accumulations d’eau peuvent être préjudiciables au bon développement de la truffe.
L’orientation idéale à privilégier sera sud, sud-est, ou sud-ouest, car l’ensoleillement doit être maximum pour Tuber melanosporum.

Par contre pour Tuber uncinatum, l’orientation a peu d’importance.

Les caractéristiques des sols favorables

La truffe noire, TUBER melanosporum ou truffe de Périgord, exige un terrain calcaire, riche en calcium et de réaction alcaline.

Le pH optimal se situe entre 7,5 et 8,5 avec au moins 8 % de calcaire total.

Les sols favorables sont généralement peu profonds, 15 à 40 cm, sur roche fissurée, de structure grumeleuse ou sableuse.

Ils doivent être bien équilibrés en éléments minéraux et en matière organique .

Le rapport carbone/azote (C/N) doit être voisin de 10.

Eviter les sols compacts à texture trop argileuse : 40 à 45 % étant la limite.

Le sol doit être drainant.

La truffe de Bourgogne, TUBER uncinatum, nécessite un terrain calcaire : pH de 7 à 8.

La teneur en matière organique doit être équilibrée.

Le C/N (carbone / azote) peut atteindre 20.

La teneur en argile pourra être plus élevée que pour Tuber melanosporum, jusqu’à 60%

A noter qu’il est difficile de juger à priori des qualités truffigènes d’un sol, sauf si celui-ci produit déjà des truffes.

L’importance de l’analyse du sol

Lorsqu’une parcelle est retenue pour une future plantation truffière, il est indispensable de faire effectuer une analyse de sol avant tous travaux : analyse physico-chimique du sol de 0 à 10 cm de profondeur et du sous-sol de 10 à 30 cm de profondeur pour s’assurer que le sol est propice au développement de la truffe et à sa culture.

Les amendements et la fumure de fond ne sont à effectuer qu’après l’analyse de sol, et suivant les préconisations des laboratoires d’analyse.
Cultures précédentes

Il est reconnu que la vigne, le lavandin, la luzerne, le sainfoin préparent la truffière. Ces végétaux n’abritent pas de champignons ectomycorhiziens, ce qui limite considérablement le potentiel de mycorhizes compétitives de la truffe.

Par contre, il n’est pas conseillé d’installer une truffière sur une défriche ou un déboisement récent (moins de 5ans) car le risque de contamination des jeunes plants par les souches mycorhiziennes naturellement présentes sur les arbres en place est très important, avec à terme une diminution des chances de production de truffes.

Il est également déconseillé de planter au milieu d’un bois ou à proximité pour les mêmes raisons.

Préparation des sols

La préparation du terrain doit être réalisée en tenant compte de la méthode d’entretien prévue, mais aussi de la surface de plantation.

Si vous décidez de passer annuellement un griffon pour désherber et ameublir le sol, vous pouvez sans hésitation labourer la totalité de la parcelle avant la plantation à une profondeur de 25 à 30 cm maximum, puis herser (avec une herse rotative par exemple).

Si votre parcelle présente des caractéristiques idéales au développement de la truffe du Périgord (TUBER melanosporum) (végétation composée de graminées, activité biologique intense, aucun amendement nécessaire), il est préférable de travailler le sol seulement aux emplacements des jeunes arbres sur 1M² et 30 cm de profondeur.

À noter que ce type de préparation est plus particulièrement adapté pour les plantations à petite échelle (moins de 100 plants).

Dans tous les cas, il faudra éliminez le plus possible de racines dans l’environnement du plant.

Si le sol est très caillouteux, faire un épierrage du trou de plantation, veillez à créer un volume de terre meuble d’environ 50 litres autour du plant afin d’assurer une bonne reprise.

Cette méthode présente l’avantage de ne pas déranger un sol vivant très favorable à TUBER melanosporum. Elle demande cependant plus de temps, surtout pour des plantations importante

Plantation d’une truffière

Le jeune plant truffier doit être installé dans un certain volume de terre meuble; Il faut ainsi installer la motte telle quelle, sans la briser, en prenant soin de la recouvrir de 2 à 3 cm de terre.

L’utilisation de paillage évite la fastidieuse corvée de désherbage au pied des plants les deux premières années et réduit l’évaporation de l’eau.

Il en existe divers types, les plus performants sont les dalles de paillage biodégradables en liège aggloméré (Dalles Robin HPK) ), dimensions 70 cm de diamètre.

Pour toutes les plantations à grande échelle, on peut utiliser le paillage plastique 80 microns, à dérouler en bande. On simplifiera ainsi les entretiens pour la suite. Ce paillage devra être retiré entre 3 et 4 ans après la plantation.

La pose de filets individuels de protection contre les rongeurs est indispensable pour protéger les jeunes plants contre le gibier.Il faut choisir une protection à maille climatique (ou maille brise-vent). Celle-ci en plus de la protection contre le gibier jouera un rôle d’ombrière pendant les fortes chaleurs et brise vent en cas de périodes froides et ventées qui dessèchent les plants .
Contre les sangliers, à l’heure actuelle, la protection la plus efficace et la moins coûteuse reste la clôture électrique, de plus elle est rapide d’installation.

Arroser abondamment chaque plant afin de tasser la terre autour de la motte (10 litres d’eau par plant).

Choix de l’essence Hôte et de l’espèce de Truffe

Les résultats de votre analyse de sol orienteront sur le choix de l’espèce de truffe la mieux adaptée et, au cours d’une visite sur votre terrain, nos techniciens pourront vous conseiller sur le choix de l’essence hôte la mieux adaptée à vos conditions.

Les plants truffiers

Les plants devront être vigoureux et sains, l’essence adaptée à la région et au terrain.

Afin de répondre aux exigences variées de nos clients, nous proposons une gamme complète de plants truffiers élevés en godet Robin ANTI-CHIGNON® de différents volumes, 430 cm3, 600 cm3, 1,5 litres et 3 litres, qui permettent d’obtenir un développement racinaire optimal avec un chevelu très abondant et sans malformation, ce qui est très important pour la bonne croissance des plants et mycorhizés avec la truffe la mieux adaptée à votre région : Tuber melanosporum ou Tuber uncinatum et des mycorhizes

Les plants truffiers Robin sont disponibles en différentes essences Hôtes.

  • CARPINUS betulus Charmille commune
  • CORYLUS avellana Noisetier commun
  • CORYLUS colurna Noisetier de Bysance
  • FAGUS sylvatica Hêtre commun
  • QUERCUS ilex Chêne vert
  • QUERCUS pubescens Chêne blanc
  • QUERCUS robur Chêne pédonculé
  • QUERCUS sessiliflora Chêne sessile
  • QUERCUS coccifera Chêne kermes
  • TILIA cordata Tilleul à petites feuilles
  • CEDRUS atlantica Cèdre de l’Atlas
  • PINUS nigra austriaca Pin noir d’Autriche
  • PINUS halepensis Pin d’Halep
  • CISTUS albidus Ciste blanc

Distance de plantation

Un bon compromis entre la précocité et la longévité de la production est la plantation en haies.

Pour Tuber melanosporum :
Les espacements sont de 4m sur la ligne et 6m entre les lignes (soit environ 400 plants par hectares).
Il est nécessaire d’orienter les lignes NORD /SUD afin que l’ensoleillement parvienne également des deux côtés de la haie.
La plantation en carré également très intéressante doit se faire en respectant une distance de 5m par 5m entre chaque plant (soit 400 plants par hectare).

Pour Tuber uncinatum :

on adopte fréquemment des densités de 800 plants à 1000 plants / hectare (soit 4 x 3m ou 4 x 2,5m), car cette dernière truffe se développe de préférence dans les zones fraîches et ombragées.

Entretien de la plantation

Le travail au sol

Il est nécessaire pour obtenir une plantation de qualité – Il a plusieurs objectifs :

  • des conditions hydriques favorables
  • apports de matières organiques favorisant une intense activité biologique du sol
  • l’aération du sol.

Un travail mécanique léger et superficiel (5 à 8 cm) permet d’aérer la couche superficielle du sol.

Les truffes qui se développent dans cette couche de surface sont cependant plus sensibles à la sécheresse et au gel.

Pendant les 3 ou 4 premières années, il est conseillé de travailler une fois par an, au début du printemps.

La taille, pour un ensoleillement correct

Elle peut se limiter à dégager le bas du tronc sur 1m à 1,5m afin de permettre un bon ensoleillement.

Les plantations qui ne sont pas irriguées gagnent à ne pas être trop taillées, afin de conserver un peu de fraîcheur.
Il est conseillé d’éclaircir les branches intérieures de la couronne, lorsque celle-ci devient trop dense, afin de limiter les risques de maladies et de parasites.

On peut également tailler les branches latéralement et en hauteur afin de limiter le développement de la couronne en diamètre et donc favoriser l’ensoleillement au pied des arbres.

La taille est recommandée uniquement pour Tuber melanosporum et elle devra se faire progressivement à partir de la 4ème à 5ème année selon la croissance des plants truffiers.

Apports de matière organique

Ils doivent être réalisés avec précaution pour ne pas perturber le fragile équilibre du sol (les apports doivent être proportionnels à la consommation par les organismes vivants).

Dans tous les cas, il est conseillé de contrôler l’évolution de la Matière organique par des analyses de sols afin d’effectuer les corrections necessaires

  • Avant apport et après apport de matières organiques.
  • Avant l’entrée en production pour connaître l’évolution des divers éléments du sol

Irrigation

Elle est primordiale durant les 2 premières années, pour assurer la reprise des plants avec un microasperseur (jamais avec un goutte à goutte) ou manuellement en apportant 10 litres d’eau / plant après la plantation et au cours des périodes de sécheresse.

Entre la 2e et la 5e année, l’arrosage n’est nécessaire uniquement qu’en cas de sécheresse.

A partir de la 5e année, l’irrigation par aspersion aura pour but de satisfaire aux besoins hydriques des truffes.

L’irrigation doit être adaptée à chaque type de sol et à la pluviométrie; En moyenne, il est conseillé d’arroser environ toutes les 3 semaines.

Economie d’une truffière :

Les truffières commencent à produire entre 5 et 8 ans selon les espèces, les densités de plantation et l’entretien.

A la 12ème année, la production moyenne à l’hectare peut aller de 20 kg à 90 kg, avec une moyenne basse de 40 kg.

Dans le cas de la truffe du Périgord (Tuber melanosporum) et pour un cours moyen de la truffe de 500 €/kg, cela représente un produit moyen annuel par ha de 20000 € .

La truffe trouve en France de nombreuses aires de prédilection, particulièrement la Truffe de Bourgogne, qui peut s’installer un peu partout, pourvu que le sol soit calcaire.

Informations tirées du catalogue ROBIN avec leur aimable autorisatio